04/11/09

Good Bye Lénine ?

Les nombreuses commémorations marquant le 20ème anniversaire de la fin des régimes communistes (ou en tout cas le début de leur fin) rappellent la nature terriblement criminelle de ces dictatures.
La direction de la municipalité d’Arcueil n’a pas souhaité marqué cet évènement.
Le Mouvement Démocrate souhaite pour sa part mettre en débat l’héritage idéologique qui aujourd’hui encore nomme « bilan globalement positif » des décennies d’asservissement.

En demandant lors du prochain conseil municipal de décembre que la rue « Lénine » soit débaptisée nous proposons de rompre avec la mythologie soviétique, et en présentant le nom de Mikhaïl Gorbatchev nous voulons mettre Arcueil à jour des bouleversements de l’histoire.

Nous aurions aussi pu choisir un nom parmi les innombrables victimes du communisme (comme l'étudiant tchèque Ian Palach) mais nous préférons rendre hommage à l’homme qui refusa de maintenir par la force un système condamné et en subit lui-même les conséquences.
Il anime aujourd’hui une fondation internationale qui croise défense de l’environnement et lutte contre la pauvreté.

L'identité nationale ....

L'indentité nationale n'appartient aux politiques.
Elle est fondée sur des valeurs: liberté, égalité, fraternité en premier et intègre tous ceux qui avec le temps s'y rattachent. C'est une identité toujours en construction. Par exemple le concept de laïcité est un pilier récent de notre identité.
L'appartenance à une communauté est un montage très complexe. C'est une construction qui relève de l'intime. Selon les moments je peux me sentir européen pour les histoires communes de notre continent, et français par l'amour d'un pays avec ses lois, ses traditions, ses paysages, sa langue, son histoire, ses arts et sa culture ...
Préciser une définition aussi floue que l'identité me paraît dangereux. C'est vouloir absolument nous homologuer dans des cases trop petites.
Par contre permettre aux personnes de réfléchir à des questions sur le vivre ensemble c'est une autre démarche et elle se fait par le biais de la formation, de l'école, des rencontres dans les associations qui maillent notre système démocratique.

L'identité nationale est en mouvement perpétuel. Avec les limites que les démocrates doivent imposer aux ennemis de l'identité, c'est à dire aux tenants de le dépersonalisation et du totalitarisme.
D.J.

01/10/09

NEWS OCTOBRE 2009

PROJET "GRAND PARIS" Marielle de Sarnez
Ce projet de loi est préoccupant sur la forme comme sur le fond.
Il ne répond pas aux attentes des parisiens et à celles des franciliens. Attentes d'une augmentation de l'offre de logements grâce à la mutualisation ; attentes d'une amélioration qualitative des transports existants ; attentes d'une plus grande solidarité entre les territoires et d'une remise à plat des inégalités sociales et fiscales ; attentes d'une meilleure qualité de vie environnementale, d'un urbanisme plus durable, plus humain ; attentes enfin d'une simplification administrative et institutionnelle, pour qu'enfin nos concitoyens s'y retrouvent et sachent qui fait quoi : rien de tout cela n'est pris en compte. Bien au contraire.

L’Etat décide, tout seul, d’un projet de métro qui ne répond ni à l’esprit de sobriété ni à l’esprit de proximité que nos concitoyens sont en droit d’attendre des pouvoirs publics.
L’Etat crée une structure de plus, la Société du Grand Paris, où ses représentants seront majoritaires, et qui héritera des recettes qui auraient dû financer les projets actuels de transports.
L’Etat emprunte. Plus de 20 milliards d’euros. Un emprunt de plus au moment où les finances publiques sont exsangues. Et qui paiera ? Le contribuable qui verra augmenter le prix du transport, alors que l’ont devrait, au contraire, aller vers des transports propres à tarifs incitatifs.
L’Etat décrète.
Le tracé du réseau du Grand Paris, l’emprise du projet « transports », le périmètre autour des gares, autant de questions fondamentales, qui feront l’objet de décrets en Conseil d’Etat.

Et enfin l’Etat préempte. Il exercera son droit de préemption sur environ 35 000 hectares. Les ressources émanant de ces zones seront affectées à la Société du Grand Paris et échapperont donc complètement aux communes, ce qui, je pense, porte atteinte au principe constitutionnel de libre administration et d’autonomie financière des collectivités locales.

Ce n’est pas seulement une recentralisation. C’est la négation d’une société dans laquelle élus, associations, citoyens, sont là pour exercer leurs responsabilité, aidés et soutenus en cela par l’Etat. Un Etat respectueux de tous ceux qui le constituent.
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EDF
François Bayrou a dénoncé ce mardi 29 septembre comme "inacceptable" la nomination d'un "proche de Nicolas Sarkozy", Henri Proglio, à la tête d'EDF, et son maintien dans les instances dirigeantes du groupe privé Veolia Environnement, y voyant une "confusion des genres inacceptable".

"Il y a une confusion des genres spectaculaire et inacceptable" et "c'est une décision qui ne peut pas ne pas poser de questions", a affirmé le Président du Mouvement démocrate. "Parce que c'est bien entendu quelqu'un du cercle intime du pouvoir et qui a participé à la soirée du Fouquet's".
"On assiste une fois de plus à l'installation dans les postes de responsabilités de la société française d'un proche du président de la République. C'est toujours le rouleau compresseur d'un verrouillage qui ne cesse de s'affirmer", a rappelé François Bayrou.

"Comment est-il possible de nommer à la tête d'une entreprise publique quelqu'un qui aura en tête les intérêts d'une entreprise privée ? Il s'agit d'un conflit d'intérêt inévitable".
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STATUT DE LA POSTE
Jean Lassalle, député MoDem des Pyrénées-Atlantiques, a réagi mercredi 30 septembre contre le projet du gouvernement de privatisation de La Poste. Il y voit une "atteinte à la République française".

Il a aussi exprimé son soutien à la démarche citoyenne de "votation", qu'il "faut les multiplier", et qu'il ira voter de tout son coeur" pour défendre La Poste.
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25/08/09

Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose


Nous venons d’horizons divers. Nous exprimons des histoires, des idées qui peuvent être différentes. Nos parcours, nos itinéraires respectifs, nos chemins ne sont pas les mêmes. Et c’est heureux. Nos émotions, nos indignations, nos priorités, notre appréhension du monde ne sont pas toujours les mêmes non plus. Et c’est tant mieux.
Nous venons d’horizons divers mais nous partageons la même inquiétude pour notre pays. Et nous portons, pour l’essentiel, le même jugement sur le pouvoir en place. Nous n’aimons ni sa façon de faire, ni sa façon d’être.
Nous n’acceptons pas qu’il fragilise certains des piliers de notre république, alors qu’il nous faudrait au contraire les renforcer dans les temps de délitement et de perte de repères que nous vivons. Tout ce qui permet de construire un pays : une éducation de qualité, respectée, soutenue ; une recherche de pointe, qu’elle soit fondamentale ou appliquée ; un système de santé dont chacun soit sûr, patients et médecins, et personnels de soin ; une justice équitable ; des forces de l’ordre républicaines sereines parce qu’assurées de leur mission, de leurs moyens et de leurs règles ; une société d’intégration active ; tout cela est aujourd’hui fragilisé, déstabilisé, sans perspectives.
Nous n’acceptons pas que ce pouvoir ait renoncé, idéologiquement, à faire vivre notre principe d’égalité, qu’il continue d’aggraver les inégalités déjà si lourdes de la société française.
Nous sommes en désaccord profond avec sa façon d’être. Nous récusons l’ultrapersonalisation du pouvoir, son hégémonie, et sa partialité. La démocratie, c’est le pouvoir pour le peuple, et non pour les amis du pouvoir. Et la démocratie, c’est le pouvoir avec limites et non sans limites. C’est pourquoi, nous soutenons depuis longtemps l’idée d’une République nouvelle, d’une VIème République, qui institutionnalise une séparation réelle des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif, le judiciaire, mais aussi le monde des affaires, et le monde des medias. Un pouvoir qui organise en son sein des contre pouvoirs réels, renforce celui de l’Assemblée en changeant le mode de scrutin pour qu’enfin la France, toute la France, dans ses diversités, soit représentée dans notre Parlement.

Nous voyons la politique comme un idéal. Nous ne voulons pas de la marchandisation du monde. Nous ne nous résignerons jamais à la croissance des inégalités, entre les Français, entre les peuples européens, comme entre les citoyens du monde. Nous considérons que la politique existe non pas pour être mise au service des puissants, mais des plus fragiles. Nous croyons aux vertus de la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité ». Nous voulons construire une véritable démocratie, respectueuse, responsable, généreuse, solidaire et durable.
Ceux qui ne se reconnaissent pas dans le pouvoir actuel ont beaucoup à partager et ont à faire ensemble.
Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres dans le dénigrement perpétuel. Ce qui va se jouer dans trois ans, ce ne sera pas la question classique d’une alternance entre forces politiques opposées. Ce ne sera pas la couleur de la prochaine Assemblée. Ce ne sera pas non plus la seule question d’inflexion des politiques suivies. Ce ne sera même pas la seule question du changement de Président de la République. La question portera sur le modèle de société que nous voulons bâtir pour le siècle qui vient, et que nous laisserons à nos enfants, et aux enfants de nos enfants. Ce n’est plus une question pour la politique. C’est une question pour l’histoire.

Construire ensemble un nouveau modèle de développement plus juste…

Il y a un nouveau modèle de développement à définir.
Nous sommes à la fin d’un cycle. La crise financière, économique et sociale que le monde traverse n’est pas le fruit du hasard. Elle n’est pas un accident, ou un simple dérapage. C’est la conséquence logique d’un système d’ultra financiarisation, où la spéculation financière et l’envie de profits toujours plus importantes, l’ont emporté sur toute autre considération.
Les marchés financiers ont imposé une économie virtuelle qui avait peu à voir avec l’économie réelle. La question essentielle est là : sommes-nous du côté de ceux qui veulent, malgré quelques déclarations verbales ci et là, conserver ce système et donc revenir au statu quo d’avant crise - c’est la position du pouvoir en place et de ses amis - ou bien voulons-nous changer de système, et construire un nouveau modèle de développement ? Plus sobre, plus juste, plus durable. Avec de nouvelles formes de production et de consommation. Qui privilégie le long terme sur le court terme dans tous les domaines.
Et d’ailleurs l’impôt devrait être là pour ça. Ce qui veut dire que nous avons besoin d’une profonde réforme fiscale. Pour mettre en œuvre une fiscalité qui, à la fois réduise les inégalités, et accompagne la protection de la planète. Cette fiscalité nouvelle devra favoriser le long terme et les investissements durables, et pénaliser le court terme. Nous pensons par exemple aux opérations purement spéculatives et sans fondement économique. La réflexion autour de la taxe Tobin n’est pas vaine. Cette taxe sur les transactions financières est un instrument politique à notre disposition pour tenter de changer les comportements des acteurs de la planète finance. Nous devrons nous en saisir.
Comme nous devrons changer les règles en matière d’aides d’État. C’est une honte de voir que les milliards engagés au profit des banques, l’ont été sans aucune contrepartie réelle. C’est une honte de voir encore cet été les bonus accordés aux cadres et aux traders des banques qui ont reçu le soutien financier de l’État, c’est-à-dire, faut-il le rappeler, des contribuables que nous sommes. Oui, nous devrons changer les règles. Il suffit de décider que, chaque fois que l’État intervient de façon conséquente, ses représentants siègent aux conseils d’administration et peuvent exprimer un droit de veto sur toute décision contraire à la défense de l’intérêt général.
De la même manière, nous ne pouvons pas laisser les hauts revenus augmenter régulièrement, giflant symboliquement le reste des Français, accroissant chaque jour davantage les inégalités, et ce d’autant plus que le pouvoir d’achat des classes moyennes, lui, diminue. Il nous faut donc retrouver le chemin d'autres valeurs et notamment celles du partage et de la solidarité. Nous devrons mettre fin aux salaires abusifs, en les corrigeant par la fiscalité. Comme cela a été fait dans d’autres pays européens. Et même aux États Unis.

… et plus solidaire.

Ce nouveau modèle de développement il devra être fondé sur la solidarité.
Solidarité entre les générations en s’attaquant à la question des dettes improductives qui plombent toute marge de manœuvre, et qui inquiète, à juste titre, de nombreux responsables politiques français, de François Bayrou à François Hollande, Laurent Fabius ou Philippe Seguin.
La question des retraites doit être abordée. Notre population change. Malgré le meilleur taux de natalité d'Europe, nous aurons en 2040 un tiers de la population qui aura plus de 65 ans et une durée de vie moyenne qui se prolongera jusqu'à 89 ans pour les femmes et 84 ans pour les hommes. En moyenne. C'est considérable. Nous devons ouvrir de nouvelles pistes : celle de la retraite par points mérite d’être étudiée. Celle d’un changement de rythme dans la vie professionnelle aussi : commencer à travailler moins, autant que possible, selon les métiers et selon les entreprises, dès l'âge de 55-60 ans et rester, si on le souhaite, après 65 ans, à son rythme, essentiellement afin de former des jeunes, être la mémoire d'une entreprise, d’une association. Enfin, nous devons traiter de la question de la pénibilité dans le travail d’une manière radicalement différente. Une société digne de ce nom ne devrait pas accepter que l’espérance de vie de certains de nos concitoyens soit moindre à cause de leur activité professionnelle. Voilà une réforme pour des démocrates : veiller à ce que, dans un parcours professionnel, un salarié ait un droit reconnu à ne pas exercer un travail pénible tout au long de sa vie.
Solidarité entre générations, enfin, autour de notre patrimoine écologique, l’air que nous respirons et qui nous protège de moins en moins du réchauffement, la terre qui nous nourrit, bien ou mal, selon comme on la traite, l’eau dont la qualité se détériore du fait des comportements humains. Tout le monde le sait : nos conditions de vie vont considérablement évoluer. Que ce soit sous la contrainte réglementaire consécutive à la lutte contre le changement climatique ou tout simplement en raison du renchérissement inéluctable des énergies fossiles, tout notre système actuel de production et de consommation est au bord d'une révolution inéluctable. Il faut d’ailleurs le vivre comme une chance et non comme une contrainte. Et la future taxe carbone devra être conçue pour accompagner cette mutation, et surtout pas pour remplacer la Taxe Professionnelle ! C’est une exigence que nous devrions défendre ensemble.

Des comportements nouveaux pour des temps nouveaux.

Bâtir un nouveau modèle de développement, remettre de la justice sociale, lutter contre les inégalités, mieux préparer l’avenir, construire une société juste et équilibrée, tout cela imposera de heurter des intérêts, des habitudes de pensée. Mais c’est moins difficile que d‘accepter que se durcisse encore le monde que l’on construit en notre nom.
C’est dire l’importance des rendez vous qui viendront et appellent des comportements nouveaux. Les enjeux sont tels que nous ne pouvons plus continuer les uns et les autres à nous enfermer dans le jeu d’attitudes stéréotypées, par exemple dans le jeu des alliances anciennes. Le monde change. La vie politique française doit changer aussi. Les lignes doivent bouger. Nous ne pouvons plus rester immobiles, figés dans nos certitudes respectives, et revendiquer pour l’avenir des stratégies du passé. Qui ne voit le terrible déficit de pensée qui menace la vie publique en France, comme en Europe ?
Nous avons vitalement besoin de renouvellement. Renouvellement des idées, des attitudes, des comportements. C’est pourquoi nous avons beaucoup à faire ensemble. Aucun d’entre nous, aucun des courants politiques de ce qu’on appelle « opposition », ne peut prétendre nourrir à lui seul cette réflexion, tant elle est vaste, tant elle oblige à des changements de pensée, à tourner le dos aux réflexes d’hier.

(d'après le discours de Marielle de Sarnez prononcé à Marseille à l'invitation de Vincent Peillon)

16/07/09

COMMERCES : PAS DE NOUVELLES AUTORISATIONS D'OUVERTURE LE DIMANCHE

Commerces : Ouverture du dimanche

Le Mouvement Démocrate s'oppose énergiquement à tout élargissement des autorisations d'ouverture des commerces le dimanche.

Dans un contexte de crise économique majeure, cela ne peut qu'aboutir à des transferts d'achats mais en aucune manière à augmenter la consommation et à dynamiser l'économie. Toutes les études démontrent que ce sont les grands commerces des zones périphériques et les chaînes qui seront les bénéficiaires du transfert d'activité et cela au détriment des petits commerçants et de l'activité des centres villes et des quartiers. Or, à tranches de chiffre d'affaires identiques, les grands commerces emploient moins de salariés et font davantage appel au temps partiel que les commerçants indépendants et de centre ville.
Accepter des dérogations supplémentaires (on connait les demandes de CORA et des Portes d'Arcueil) conduira forcément à des demandes de dérogations nouvelles dans quelques mois de la part des commerçants d'autres zones proches qui se diront lésés. C'est ainsi que cela se produit depuis des années et que le travail dominical progresse.

Les Français ont raison d’être hostiles à cette mesure qui accroît la pression marchande et qui banalise le dimanche, journée qu’il est important de réserver à des activités de loisirs, de pratique sportive, de vie associative ou de rencontres familiales et amicales. Qui peut croire que face à la pression qu’exerce la montée dramatique du chômage, les salariés amenés à travailler le dimanche le fassent sur le principe du volontariat ?

MoDem Arcueil

07/07/09

Conseil National : François Bayrou pour un projet politique "compréhensible", pour une stratégie "cohérente" aux régionales

Suite au scrutin européen du 7 juin dernier, quelques 200 cadres et élus du Mouvement Démocrate se sont réunis à huis clos, samedi 4 juillet, à Paris pour tirer les leçons et tracer des perspectives d'avenir.
Après quatre heures de débat, les élus du mouvement, réunis derrière François Bayrou, ont présenté à la presse les décisions adoptées pour relancer le mouvement avant les régionales de mars 2010.
Le Président du Mouvement Démocrate a ainsi annoncé la tenue à l'automne d'un congrès programmatique, des réformes internes et l'ébauche d'une stratégie pour les régionales de 2010.

François Bayrou entend se situer "au-dessus de la mêlée", "moins dans les affrontements que dans des visions à long terme". Il entend aussi proposer un projet politique "compréhensible" et répondant aux préoccupations des Français.

"Un grand congrès programmatique, de projets et d'idées", sera organisé pour cela à l'automne, a-t-il annoncé.
"C'était un débat comme je les aime où la parole était libre. Des décisions ont été prises, j'ai l'impression d'avoir été entendue", s'est aussi félicitée Corinne Lepage, députée européenne, vice-présidente du Mouvement Démocrate.
Le député européen, Jean-Luc Bennahmias, a évoqué, pour sa part, une nécessaire "thérapie de groupe".
"Il n'y a pas eu de contestation de la ligne du MoDem ou de François Bayrou", a assuré Eric Azière, responsable des fédérations et élections.
"C'est un exercice utile et salutaire. Le MoDem est un parti qui a 18 mois d'existence et le temps était venu de renforcer ses fondations", a estimé Marielle de Sarnez, députée européenne et vice présidente du Mouvement Démocrate.

Concernant les élections européennes, le Président du Mouvement Démocrate assume n'avoir pas su résister "au chaudron de la politique politicienne". "Ce qu'il y a eu de trop conflictuel dans la campagne, à partir de (mon) affrontement supposé avec Nicolas Sarkozy jusqu'au moment de l'altercation avec (Daniel) Cohn-Bendit, n'a pas été en cohérence avec ce que les Français souhaitent", a reconnu François Bayrou.

Concernant les régionales, le Président du Mouvement Démocrate a indiqué que son mouvement adopterait une "stratégie cohérente au niveau national et pas une stratégie différente dans chaque région".

"Nous allons y réfléchir à partir de notre université de rentrée (du 4 au 6 septembre, NdM) et décider de cette stratégie avec l'ensemble de nos mouvements départementaux", a précisé François Bayrou.

"On aura une orientation nationale pour les 22 régions et pas, comme aux municipales, une stratégie à géométrie variable qui avait été mal comprise par les électeurs et par l'opinion", a déclaré Eric Azière.
"Nous avons décidé en même temps de mettre en place une réflexion sur une désignation directe des candidats par les militants et peut-être, plus largement, par les militants et les sympathisants du Mouvement Démocrate", a indiqué François Bayrou. "Tout le monde a convenu que c'était extrêmement difficile. Mais en même temps, il nous semble qu'il est temps que tous ceux qui appartiennent à cette formation politique soient partie prenante de la désignation de ceux qui les représenteront", a-t-il ajouté.

François Bayrou a précisé que les "règles de cette organisation" seraient décidées lors de l'Université de rentrée à la Grande Motte (Hérault), en essayant "d'éviter les erreurs des autres formations politiques".
Eric Azière a évoqué, pour sa part, une "stratégie de rassemblement", évoquant une ouverture à des personnalités de la société civile, à des responsables associatifs ou syndicaux.
François Bayrou a conclu que le Conseil National avait manifesté "un très grand mouvement en faveur de l'autonomie dans toutes les régions".

11/06/09

GROSSE DECEPTION ... MAIS LES VALEURS RESTENT

EUROPEENNES : la déception est immense.

Il faut cependant éviter de théoriser à chaud et prendre le temps d’échanger avec les habitants pour mieux comprendre ce « bouleversement » électoral ». Je mets des guillemets à bouleversement car chaque élection depuis quelques années produit des surprises souvent éphémères (le FN au second tour, le raz de marée socialiste aux élections locales, …et Bayrou à 19%, …). Ce qui est stable c’est le socle de l’électorat de droite à 30% auquel s’ajoute l’extrême droite qui reste au total autour de 10% (on peut y rajouter Dieudonné qui pointe dans les bastions du FN). En face depuis 20 ans c’est la politique des vases communicants. Nous avons eu Tapie qui plumait le PS, l’extrême gauche qui doublait le PC, les Verts qui disparaissaient … et le MoDem tantôt à 14% puis finalement à 8,5.

Quelques sentiments en vrac :
1 – Sur les thèmes de campagne. Le fait de toujours parler de la politique française pour la relier au débat européen a permis à la droite comme à la gauche et aux Verts de présenter Bayrou comme « obsédé » par le rendez-vous de 2012. C’était pourtant un angle d’attaque ambitieux et logique, et d’ailleurs l’UMP l’a utilisé en vantant les présidences de Sarkozy, la française et l’européenne. Mais la sortie du livre hors sujet sur l’Europe, livre au demeurant excellent (Abus de Pouvoir), a renforcé les arguments sur l’obsession élyséenne. Ce livre aurait du sortir à la rentrée. Il a occulté le débat européen.

2 – Sur la forme de communication. Le MoDem c’est Bayrou, et lui presque seul pour l’instant. Il concentre la parole du MoDem. Cette « solitude » est un problème en fin de campagne. Autant le besoin d’un leader clairement déclaré est nécessaire pour identifier un projet, autant l’absence d’équipe connue fera hésiter l’électeur en fin de campagne quand il se questionnera sur la mise en place du projet. Rappelez-vous la montée régulière dans les sondages lors des présidentielles de 2007, puis la stagnation et le recul lorsque il était en passe d’être au deuxième tour. Les questions sur ses soutiens, ses ministres éventuels, ses députés, … ont fait douter de sa capacité à constituer une équipe pour gouverner.

3 –Les électeurs (surtout à gauche) cherchent une offre politique nouvelle qui sorte des vérités toutes faites et du « professionnalisme » politique. Les Verts ont su passer pour des « non professionnels » proches des gens alors qu’ils sont pour certains des salariés de la politique depuis 30 ou 40 ans, mais sans doute moins que d’autres. Ils offrent aussi un vote refuge quand on ne sait plus quel parti choisir. Ils tiendront leur alliance hétéroclite jusqu’aux régionales de 2010 et vont négocier le deuxième tour avec le PS .

Le MoDem devra aussi choisir ses alliances, en IDF avec la gauche et/ou les Verts, sinon aucun élu ne passera le second tour.Ces alliances seront l’occasion de clarifier nos priorités de programme. Il faudra bien sur débattre des projets régionaux particuliers. Il faut mettre en exergue quelques thèmes prioritaires accessibles au plus grand nombre en sachant différencier les domaines qui relèvent de la région et ceux qui relèvent de l'état (enseignement, développement économique, culture / les questions environnementales, du transport ...).
Et il faut nous prononcer fortement sur la réforme des territoires, sujet étouffé dans l'oeuf mais auquel les citoyens sont réceptifs.
Nous devons gagner en clarté et en contenu pour ne pas être présentés seulement comme le « fan club » du candidat à l’Elysée. Nous gagnerons ainsi en cohérence.

Courage. En politique la défaite s'oublie si les valeurs restent.

D.J.

07/06/09

EUROPEENNES : 8,66 à ARCUEIL (score national 8,50)

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COMMUNIQUE DE FRANCOIS BAYROU

« Le résultat d'aujourd'hui est une déception. Il y a eu deux bons résultats électoraux: le maintien de l'UMP et surtout le grand succès des écologistes. De ce résultat, bien entendu comme président de ce mouvement, je prends ma part de responsabilité. Dans une campagne très dure, je ne suis pas parvenu à faire passer le message auquel j'étais attaché. J'ai pensé que l'on ne pouvait pas séparer les enjeux nationaux et les enjeux européens, je n'ai pas réussi à faire partager ce sentiment. Et je me suis laissé entraîner dans une polémique excessive qui a troublé.»

« La vie c'est comme ça, ce sont des succès et des revers; les revers, s'il faut en tirer les leçons, je le ferai. Maintenant, les problèmes de tous les jours qui n'ont pas été abordés pendant cette campagne vont revenir. La crise, ce n'est pas en l'air, c'est dans la vie de toutes les familles. D'ici l'automne, si les choses ne se redressent pas, les conséquences seront de plus en plus dures et les Français les subiront de plus en plus directement dans leur vie.»

« Ce qui m'a frappé aussi, c'est le regard dur que les électeurs portent sur les responsables politiques et leurs organisations. Le résultat en est à la fois une abstention très lourde et le vote écologiste dans une ambiance de grande émotion sur l'état de la planète. Il y a maintenant deux impératifs: proposer une autre vision de l'avenir et un autre chemin pour les problèmes concrets de la vie des gens et trouver une autre approche dans le comportement politique. Si cette élection européenne nous y oblige, elle n'aura pas été inutile ni pour nous ni pour les Français.»

04/06/09

EUROPEENNES : NON A LA DOUBLE PEINE !

SARKOZY A L'ELYSEE
ET BARROSO A LA TETE DE L'EUROPE !

A la différence de l'UMP et des gouvernants socialistes européens, le MODEM ne votera pas pour l'ultra libéral Barroso.

Pour une Europe solidaire, sociale, écologiste et humaniste, un seul vote ORANGE En île de France N°28 Marielle de Sarnez

24/05/09

TELECHARGEZ LE PROGRAMME DU MODEM POUR LES EUROPEENNES

http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/telechargement/Programme_Lxgislature_-_Web.pdf

Le destin de la France et de l'Europe sont aujourd'hui indissociables.
L'Europe est notre seule chance pour lutter contre les crises et surmonter les défis immenses auxquels nous avons à faire face.
L'Europe est notre seule chance pour défendre un modèle de société original qui place l'Homme au centre de toutes les politiques.
Nous proposons un plan d'action pour que l'Europe réponde à la crise, s'oriente vers un développement durable, garantisse notre modèle social et change les fondements de la mondialisation. Et nous ne pourrons gagner ces combats que si les citoyens européens y sont associés.
Nous voulons les informer de ces enjeux, construire une Europe plus transparente et plus proche de leurs préoccupations.
Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à la réélection de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne. Au cours de son mandat, il a manqué à son devoir d'initiative, alors que la crise appelait une réponse commune. Il est resté dans l'ombre des gouvernements alors que les citoyens attendaient de l'Europe des propositions audacieuses. Il s'est aligné sur des principes ultralibéraux et inégalitaires au lieu de défendre l'originalité d'un modèle européen plus solidaire.

Nous sommes prêts à former une majorité alternative autour de notre vision de l'Europe : un projet de société qui concilie l'exigence sociale, l'impératif démocratique et l'urgence écologique.

21/04/09

GENEVE - DURBAN 2 : L'ONU AUX MAINS DES DICTATURES

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L'ONU n'avait-elle pas autre chose à faire que d'organiser une nouvelle conférence internationale sur le racisme ?
La première conférence de ce type, tenue à Durban (Afrique du Sud) en 2001, avait déjà échoué, après avoir été transformée en tribune pour tous les obscurantismes islamistes associés aux représentants des dictatures les plus sinistres. L’antisémitisme et la haine de l’Occident – et de ses libertés- étaient et restent leurs dénominateurs communs.
Le principe même d'une conférence onusienne destinée à promouvoir les droits de l'homme et à «éradiquer le racisme» laisse pantois lorsque l'on accorde sa présidence à la Libye du colonel Kadhafi et ses vice-présidences au régime castriste de Cuba et à l'Iran des mollahs­.
Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, a raté son pari. Censée unifier le monde sur des valeurs communes, la conférence de Durban II a provoqué le contraire, donnant a posteriori raison aux Occidentaux (Américains, Italiens, Canadiens ...) qui avaient décidé de ne pas y participer.
Principaux contributeurs du budget de l'ONU, les pays occidentaux seraient bien inspirés de cesser de payer pour un forum où les démocrates sont régulièrement insultés.
D.J.

15/04/09

REFORME TERRITORIALE : UNE NECESSITE

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A peine connues, les propositions de la commission Balladur sur la réforme territoriale font monter au créneau les élus de droite et de gauche. Beaucoup craignent de perdre pouvoir et indemnités. Que la France soit empêtrée dans un millefeuille politico-administratif leur importe peu. Seules comptent la gestion de leur carrière et la survie tranquille des appareils politiques qui usent des fonds publics et des emplois « arrangés ».

Selon une étude rapide du texte de la commission et à l’écoute des commentaires sur les pistes de réflexion non écrites, quatre grands types de scénarios se dessinent :
• Fusionner les conseils généraux et les conseils régionaux via une élection commune. A terme, unir les administrations.
• Pratiquer des redécoupages à la carte : réunir les deux Normandie(s), rassembler les deux Savoie(s), regrouper la communauté urbaine de Lyon avec le département du Rhône …
• En finir peu à peu avec les financements croisés : limiter le nombre d' « intervenants locaux » à deux ou (et) obliger le maître d'ouvrage à financer au moins 50 % du projet.
• Affirmer de véritables blocs de compétence : supprimer la clause de compétence générale des conseils généraux et des conseils régionaux ou signer, en début de mandat une convention répartissant les domaines d'attribution de chacun.

Le débat n’est pas clos, mais il faut dépasser les intérêts partisans et faire plusieurs constats :
- La population a la reconnaissance identitaire de deux échelons, la commune et la région. On est de telle ville et de telle région. Cependant les élus régionaux sont quasiment inconnus du public.
- Il faut une démarche fédératrice pour rassembler les unités territoriales qui ont un souci de dimensions stratégiques.
- Les compétences des départements et des régions sont similaires. Pourtant leurs élus ne se côtoient pas.

Nous mettons en débat plusieurs propositions ou réflexions :
- Fédérer les départements au sein de la région. Les élus proviendraient pour moitié de circonscriptions ayant un sens (les cantons sont obsolètes) par une élection uninominale, et pour moitié de listes régionales élues à la proportionnelle pour refléter la diversité des opinions politiques. Le nombre total d’élus devrait être fortement diminué par rapport au total actuel.
- Les compétences devraient être débattues et hiérarchisées en acceptant des expérimentations locales. Ceci obligera les élus de tendances différentes à travailler ensemble.
- Les communautés d’agglomérations qui pourraient continuer d’exister au sein des régions devraient voir leurs élus issus du suffrage universel (et non désignés par les villes comme aujourd’hui).
- Certaines régions devraient être regroupées ou rapprochées afin d’en diminuer le nombre.

En ayant à l’esprit que les élections européennes et leur enjeu s’inscrivent dans cette dynamique fédératrice, nous aborderons ces questions dans nos rencontres et débats lors de la campagne.

25/03/09

PRESSE ET MEDIA : ACTUALITES DU MODEM


François BAYROU : "LE CAPITALISME SERA MORAL LE JOUR OU LES POULES AURONT DES DENTS"

A PROPOS DES ANNONCES DE NICOLAS SARKOZY :

On attendait la seule avancée possible", à savoir "les engagements qui avaient été pris par le gouvernement sur la réglementation des stock-options, des parachutes dorés, des rémunérations extrêmement choquantes dans le monde des très hauts responsables d'entreprises aidées par l'Etat. Il n'y a rien eu, on a renvoyé à l'automne, c'est-à-dire aux calendres grecques", a-t-il déploré sur France Info.
"On nous annonce des choses importantes (...) mais il y a une frustration que les Français ressentent aujourd'hui", a analysé F. Bayrou. "Il y a annonce perpétuelle jamais suivie de faits et d'actes".
"On nous annonce que le capitalisme sera moral. Il le sera le jour où les poules auront des dents!", a ironisé le président du MoDem. Mais "les pouvoirs publics, la loi peuvent mettre des bornes à ce qui n'est pas moral par nature mais qu'on peut au moins rendre prudent, respectueux d'un certain nombre de principes". Interrogé sur le cas des dirigeants de Cheuvreux, filiale du Crédit agricole, qui supprime des emplois tout en attribuant des bonus à ses dirigeants, le député des Pyrénées-Atlantiques a lancé: "Que le gouvernement agisse, qu'on indique par la loi qu'il y a un certain nombre de choses que nous n'accepterons pas".


A PROPOS DES DECLARATION DU PAPE :

"Les propos du pape sont irrecevables pour quelqu'un qui a la certitude que la première responsabilité que nous partageons tous c'est la défense de la vie", a déclaré sur Canal+ François Bayrou.
"On est là sur un continent dans lequel il y a des dizaines de millions de femmes et d'hommes qui sont atteints par la mort. Il me semble que ça n'est pas le lieu des rappels purement moraux. On doit aussi prendre la mesure de ce qui se passe", a-t-il ajouté à propos des déclarations de Benoît XVI en Afrique affirmant que l'usage du préservatif aggraverait le problème du sida.
"Je pense qu'avec les déclarations et les décisions multipliées du Saint Siège, il y a beaucoup de chrétiens qui sont en situation déstabilisée", a aussi affirmé le député des Pyrénées-Atlantiques.

13/03/09

Dialogue Régis BEBRAY - François BAYROU

CE SOIR OU JAMAIS ... sur FR3

Une émission de haut niveau, qui commence lentement avec l'évocation des chevaux, et qui atteint le grand niveau intellectuel au cours d'un échange long et passionnant entre deux littéraires qui veulent changer le monde.
Merci à Frédéric TADDEI d'organiser de telles rencontres.

le lien : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_rubrique=581

27/01/09

CONFERENCE DEBAT SUR L'EDUCATION


LA DEMOCRATIE REND-ELLE L'EDUCATION IMPOSSIBLE ?

... éducation et autorité ... logique égalitaire et besoin d’élites ... éducation et démocratie ... réformes - quelles réformes ? ... et toutes vos questions
Débat introduit par GUY COQ

Guy Coq est agrégé de philosophe, ancien professeur à l'IUFM de Versailles, membre du comité de rédaction de la revue Esprit, auteur de plusieurs ouvrages concernant l'éducation.

MARDI 10 FEVRIER 2009 à 20h30
Ancienne Mairie d'Arcueil
26 rue Emile Raspail à Arcueil

Quelles sont les carences majeures de notre système éducatif ?
Dans une société démocratique le système éducatif n’est-il pas voué à la crise ? L’école n’est-elle pas le bouc émissaire des malaises sociaux ?
Et puisqu’il n’est pas « naturel » d‘être écolier, l’individualisme démocratique rend-il l’éducation impossible ?

Nous avons pris l’habitude d’être des « consommateurs » d’éducation, de vouloir des « résultats » garantis pour nos enfants, de souhaiter à la fois une logique égalitaire tout en prônant le développement des élites.
Avons-nous conscience de l’autorité nécessaire aux rapports pédagogiques, du rôle familial à valoriser l’école ?
L’histoire, la littérature, la philosophie sont les parents pauvres de la « modernité » alors qu’elles sont le creuset de la citoyenneté.
L’école est-elle un lieu d’apprentissage culturel ou la première étape de la formation professionnelle ?
Comment pouvons-nous gérer la diversité des empreintes culturelles dans une société ouverte à l’immigration, quels arbitrages l’école doit-elle rendre ?
L’école publique peut-elle ignorer la culture religieuse ?

La classe politique est-elle convaincue des enjeux démocratiques et culturels de l’école, et donne-t-elle assez d’importance au système éducatif ?

TOUTES CES QUESTIONS ET D'AUTRES SERONT ABORDEES.
LAISSEZ VOS PROPOSITIONS ET COMMENTAIRES SUR modem.arcueil@free.fr

19/12/08

MEILLEURS VOEUX POSSIBLES POUR 2009 ...

Nous vous adressons nos meilleurs vœux pour 2009.
Nous vous souhaitons toute réussite dans vos projets, et le bonheur personnel comme familial.

Nous souhaitons à tous les Arcueillais un service public de qualité, à hauteur des impôts locaux que nous payons, un autre politique de prévention et de sécurité, un plan de déplacement local simplifié, une ouverture culturelle et politique respectueuse de nos diversités.

Nous continuerons dans les mois et années à venir à défendre un projet démocrate et progressiste pour notre ville.
Nous espèrons vous rencontrer à l’occasion des débats publics que nous initions.

Nous serons engagés cette année pour une Europe solidaire à l’occasion des élections de juin.
Soyez assurés de toute notre considération.


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Nationalement comme localement, 2009 ne sera pas économiquement et socialement identique à 2008.

Nous allons avoir à REPONDRE A L'URGENCE SOCIALE D'UNE FACON ACCRUE.

La ville doit donc dégager des moyens pour conforter ou prendre un certain nombre de mesures que nous avons appelées le " bouclier social " :

- Moratoire sur les impayés envers la ville et les bailleurs sociaux en cas de chômage (dans l'attente des indemnités)
- Gel des loyers des locaux à usage commercial en fonction des marges (locaux municipaux ou propriété de l'Office HLM)
- Remise de taxes locales aux artisans, commerçants qui embauchent
- Gratuité des cantines scolaires selon les minima sociaux …

Nous souhaitons donc des orientations nouvelles pour le budget 2009 :

- Diminution des dépenses consacrées aux réceptions municipales
- Diminution des dépenses de carburants avec l'exigence de justificatifs kilométriques
- Meilleures expertises sur les travaux publics pour en diminuer les coûts
- Réflexion sur la manière de gérer au mieux les compétences des agents territoriaux …

Nous avons besoin d'être exemplaires, d'être innovants, de ne pas rester dans l'incantation envers l'Etat, parce que tout en combattant le projet de société de Nicolas Sarkozy, nous croyons à l'exemplarité locale.

La politique locale comme nationale a besoin de sortir de ses habitudes, de ses certitudes, de dépasser les clivages anciens, les exclusions et les autosatisfactions perpétuelles.

Le collectif du MoDem vous adresse pour 2009 ses meilleurs voeux ... possibles.

16/12/08

POUR UN COMPTE EPARGNE CRISE


François Bayrou a proposé jeudi la création d'un compte épargne crise doté de 1.000 euros, pour aider les plus modestes.

"Pour ceux qui en ont vraiment besoin, pour les salariés modestes, les retraités ou petites retraites, les étudiants, les apprentis, je propose qu'on fasse un compte épargne crise."
Il a proposé qu'on mette à leur disposition 1.000 euros, pour traverser la crise.
"Ce sera à mon avis un complément très utile. Ce serait une aide à la consommation pour les plus modestes, qui vont le plus pâtir de la crise", a-t-il fait valoir.
Il a aussi réaffirmé que le plan de relance économique annoncé par Nicolas Sarkozy la semaine dernière n'était pas à la hauteur de la crise.
"Je ne voterai pas ce plan."

20/11/08

NON AU TRAVAIL LE DIMANCHE !


YES WEEK-END !!!

Qu'un jour sur sept ne soit pas consacré au commerce !

Non au travail le dimanche ...
Non à une politique de régression sociale !

Voulons-nous un monde où chaque heure de chaque jour est consacrée au commerce et aux valeurs marchandes ? Voulons-nous toujours plus d’inégalités avec des parachutes dorés et un bouclier fiscal pour les uns, et le chômage, le temps partiel imposé, les bas salaires pour les autres ? Voulons-nous la fin des services publics qui garantissent l’égalité des citoyens sur tout le territoire, et comme La Poste, le lien social dans les régions reculées ? Voulons-nous une école “à la carte” qui accentuera encore la ségrégation culturelle ? Voulons-nous une retraite à 70 ans qui ne tienne pas compte de la pénibilité du travail ?

A ces questions nous devons donner en 2009 des réponses européennes, fortes et solidaires.

Pour l’heure nous vous souhaitons malgré la crise de bonnes fêtes de fin d’année.

05/11/08

OBAMA PRESIDENT ! LE MONDE RESPIRE MIEUX

YES WE CAN !

François Bayrou a estimé mercredi que le monde respire mieux, après la victoire de Barack Obama à l'élection présidentielle américaine.

"Après le désastre des années Bush, l'élection de Barack Obama fait que le monde respire mieux. Nous savons que le nouveau président n'aura pas une baguette magique, qu'il ne résoudra pas tous les problèmes en un jour et que dans l'ombre, de puissants intérêts ne se laisseront pas oublier. Mais au moins pouvons-nous espérer qu'une nouvelle vision, plus ouverte, plus généreuse, plus sociale, inspire la politique américaine. Nous pouvons espérer qu'Europe et Etats-Unis, avec les autres grandes régions du monde, inventent ensemble un partenariat pour la planète. Ensemble, ils peuvent répondre à la grande question : la démocratie peut-elle gouverner le monde, au lieu de la force militaire ou de la force de l'argent ? "

"Cette élection représente également un message personnel à des centaines de millions d'hommes et de femmes, de garçons et de filles, à la peau noire, qui ont vécu l'expérience de la discrimination. Pour eux, ce n'est pas seulement une grande nouvelle politique, c'est une grande nouvelle humaine, un grand espoir pour leur vie."

23/10/08

METTONS EN PLACE "LE BOUCLIER SOCIAL"

Face à l'urgence qu'impose le développement probable de la crise actuelle le "bouclier social" a pour vocation de permettre que les catégories socio-professionnelles les plus menacées soient protègées. Certaines mesures doivent être prises au plan national, d'autres seront des initiatives locales. Elles relèveront autant du pragmatisme que de l'humanisme. Préserver les emplois, les commerces, l'artisanat, est un souci d'efficacité économique comme une volonté de ne pas accentuer la précarité, le malheur.

Nous lançons un appel à celles et ceux qui veulent impulser une dynamique autour de ce concept de "bouclier social".
Les adhérents du MoDem arcueillais ont déjà travaillé à des propositions concrètes sur les questions de licenciements, d'habitat, de commerces ...

Nous interviendrons sur ces points lors de la discussion sur le budget 2009 (orientations débattues en décembre 2008)

21/10/08

Syndicat des Eaux / Privatisation de la Poste / Loi SRU ...

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SEDIF (Syndicat des Eaux)
Nous avons en conseil municipal affirmé notre souhait de voir la gestion de l'eau revenir sous la responsabilité des villes ou des communautés de villes. Nous sommes sur cette question en accord avec la démarche de la majorité municipale. Toutes les études montrent que la gestion par VEOLIA en Île de France est coûteuse et opaque. Elle est aussi écologiquement nuisible puisqu'elle table sur une consommation toujours plus grande (plus nous consommons, plus VEOLIA gagne de l'argent). Nous demandons qu'un débat soit ouvert à l'occasion du renouvellement de délégation. L'eau est un bien appartenant au patrimoine de l'humanité.

PRIVATISATION DE LA POSTE
Nous considèrons ce projet comme nuisible à un service public qui assume une fonction de maillage égalitaire sur tout le territoire. Il ne peut être soumis à des impératifs privés qui auront comme objectif le paiement des dividendes pour les actionnaires.
Parler à cette occasion "d'obligation européenne" est un mensonge. L'Europe prone la concurrence et la fin des monopoles mais elle n'oblige en aucun cas à changer le statut des entreprises publiques.
La défense de la poste "lien social" n'évite en rien l'exigence de qualité dans l'accueil des usagers, et sur ce point le service public à des efforts à faire. La privatisation n'arrangerait rien de toute façon.

DOTATION DE SOLIDARITE / LOI SRU (20% d'habitat social)
Nous nous prononçons contre l'absence de débats à l'occasion de la modification des critères amenant l'Etat à "doter" les villes les plus en difficultés. S'il est certain que le système de répartition doit être amélioré (aujourd'hui c'est un saupoudrage qui concerne 70% des villes), il est inadmissible d'écarter le nombre de logements HLM des critères du calcul pour la dotation.
Dans le même registre la remise en cause de l'obligation d'aller vers les 20% de logements sociaux dans toutes les villes (loi SRU) est un acte politique grave qui cède aux pressions des villes riches qui ne veulent pas de ce rééquilibrage nécessaire.

14/10/08

BANQUIERS FOUS : OU ETAIENT LES POLITIQUES ?

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La crise financière n’est pas seulement une affaire de banquiers irresponsables et ne gérant qu’à court terme. Certes il semble que la formule de Louis XV « après moi le déluge » soit la règle chez les commis des conseils d’administration grassement payés avec en plus la GARANTIE d’un parachute doré.
C’est aussi la faillite de la haute administration et de la classe politique qui ont laissé faire.
Dans tous les conseils d’administrations des grandes entreprises l’état a un oeil, dans tous les organismes internationaux les politiques sont présents.
Le président de la république quand il était ministre de l’économie encourageait les investisseurs dans ce pari fou qui consiste à prêter sans garantie, à privilégier les dividendes plutôt que l’investissement productif et l’augmentation des salaires en cas de bénéfices.
Mais la gauche a elle aussi choisi la privatisation et l’exemple des Caisses d’Epargne détournées de leur rôle auprès des collectivités locales est probant. La droite s’apprête à faire la même chose pour la Poste.
Et chacun de s’abriter derrière des directives européennes alors qu’à aucun moment le parlement européen n’a voté un statut type pour les entreprises publiques. Il n’est question que de sortir des monopoles d’état. Les services publics peuvent donc rester la propriété de l’état tout en étant concurrencés par des entreprises privées.

Pour en arriver à cette situation de crise, financiers, politiques, hauts fonctionnaires ont transformé le citoyen en consommateur (le droit au crédit mieux que le droit de vote). Notre seul raison d'être serait d'acheter. Ils semblent aussi avoir été grisés par la progression fulgurante des achats boursiers chez les petits épargnants (les promesses étaient tellement belles). Et par la certitude que l'immobilier, le pétrole, les denrées alimentaires continueraient de s'envoler. Mais la bourse est un monde en partie virtuel et c’est l’économie réelle qui demande les vrais comptes. Cliquer sur son ordinateur et gagner sa vie devant son écran est par nature improductif. Et quand on le fait avec l'argent des autres qui se sont contentés d'alimenter leur compte courant c'est carrément immoral, et ce devrait être illégal et passible de plaintes.

Aujourd'hui on doit mettre en place une réglementation commune au niveau européen et mondial. Tout système financier qui n'est pas réglementé va à la faillite.
Les politiques doivent jouer leur rôle de « garde fous ».
Et toutes les parts que l’état prend dans le système bancaire en faillite doivent être demain un moyen de contrôle et d’orientation des politiques financières. C’est une question autant de morale que d'efficacité.

07/10/08

ACTUALITES OCTOBRE : FRANCOIS BAYROU DANS LES MEDIAS


Invité sur France Info, France 2, Radio J, François Bayrou a déclaré qu'il ne voterait pour le Revenu de solidarité Active (RSA) que si les bénéficiaires du bouclier fiscal participaient à son financement.
A propos du mini-sommet européen samedi à l'Elysée sur la crise financière mondiale, il a indiqué : "Mes interrogations sont entières et je n'ai pas trouvé dans les annonces ou les décisions prises à la suite du sommet de l'Elysée, de choses extrêmement concrètes"

François Bayrou a donc déclaré qu'il ne voterait pour le Revenu de solidarité Active (RSA) que si les bénéficiaires du bouclier fiscal participaient à son financement. Comme on lui demandait s'il s'agissait d'un "élément décisif" de son vote, il a répondu: "sans aucun doute, oui". "Je ne voterai pas un financement du RSA qui touchera les classes moyennes et mettra à l'abris les plus favorisés et riches du pays", a-t-il dit. Il a poursuivi en indiquant qu'il s'agit d'une "injustice" que "l'on ne peut pas se permettre dans un pays, singulièrement en temps de crise". "La majorité a décidé de maintenir son dispositif, Nicolas Sarkozy étant attaché à cette protection des plus fortunés, moi, je considère qu'il s'agit d'une atteinte au contrat social et je ne le voterai pas en ces circonstances", a-t-il poursuivi.
François Bayrou s'est dit prêt à "reconsidérer" sa position "s'il y a un pas en arrière du gouvernement".
L'Assemblée reprend lundi l'examen du texte remplaçant le RMI par le Revenu de solidarité active (RSA), avec la question centrale du financement par la taxe additionnelle de 1,1% sur les revenus du patrimoine. Le gouvernement a décidé d'inclure la taxe dans le "bouclier fiscal", qui plafonne l'impôt à 50% du revenu.

Au lendemain du mini-sommet européen réuni samedi à l'Elysée sur la crise financière mondiale, François Bayrou a affirmé dimanche sur Radio J : "Mes interrogations sont entières et je n'ai pas trouvé dans les annonces ou les décisions prises à la suite du sommet de l'Elysée, de choses extrêmement concrètes". Parlant "d'intentions, naturellement positives", il n'y a cependant "rien" vu "de nature à régler la crise ou, en tout cas, à faire repartir l'économie et la finance sur des bases saines". Dans le communiqué final du sommet de samedi, François Bayrou a vu "une intention, un voeu", dont il espère qu'il ne s'agisse pas "d'un voeu pieux", mais "en aucun cas une décision concrète opposable aux tiers".
Comme on lui demandait si le pic de la crise était passé, il a jugé au contraire "que les points d'interrogation se multiplient", notant "l'aggravation de la crise bancaire en Allemagne avec l'échec de la recapitalisation de la banque" immobilière Hypo Real Estate (HRE).
"Il y a des germes de fragilité dans tout le système bancaire et économique européen".

Sur le mini-sommet qui réunissait samedi autour de Nicolas Sarkozy, les chefs d'Etat et de gouvernement allemand, britannique et italien, le président du Mouvement Démocrate a dit être "de ceux qui regrettent qu'on n'ait mis autour de la table que les "grands européens" ". "Pour bâtir une réponse européenne, on aurait dû élargir ce cercle à ceux des pays européens qui ont en partage la monnaie unique", a-t-il estimé. La "solidarité ne se manifeste pas" dans la zone euro, a-t-il regretté. "Je comprends qu'un certain nombre de grands pays européens aient été fâchés", a-t-il enchaîné, citant l'Espagne. Pour lui, la crise est "mondiale et la réponse ne pourra être que mondiale".

François Bayrou s'est également déclaré opposé à la remise en cause des critères de Maastricht : y renoncer serait "une très mauvaise chose". Présenter "comme une solution formidable l'idée que l'on pourrait laisser filer les déficits et faire exploser la dette du pays est terriblement dangereux", a-t-il ajouté. Il y a "en germe une augmentation des taux d'intérêt" qui placerait un "pays aussi endetté que le nôtre" dans une "situation extrêmement critique". "L'explosion des taux d'intérêt est un danger, laisser filer la dette est un risque et non une chance pour l'Europe".

28/08/08

REVENU DE SOLIDARITE : LES CLASSES MOYENNES PAIERONT


François Bayrou a critiqué jeudi la décision de financer le Revenu de solidarité active (RSA) par une nouvelle taxe de 1,1% sur les revenus du capital, qui cible selon lui "les classes moyennes" et "enlève toute logique à la politique du gouvernement". Cette annonce est "révélatrice des hésitations et des incertitudes de la politique suivie par Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré. "C'est, si je compte bien, le 7e ou 8e impôt supplémentaire créé depuis quelques mois", a-t-il souligné en citant "la taxe sur les mutuelles, la taxe sur les complémentaires santé, la taxe sur l'intéressement, la contribution transport des entreprises, la taxe sur le poisson, les franchises médicales". "C'est évidemment en contradiction directe avec les promesses qui avaient été faites par Nicolas Sarkozy". "Deuxièmement, cette taxe n'est pas une taxe sur le capital, c'est une taxe sur les épargnants", et sur "les locataires qui en bout de chaîne devront assumer la part de la taxe" sur le foncier, a-t-il souligné. "Ce sont les classes moyennes qui vont être ciblées". "L'existence du bouclier fiscal fait que les plus riches seront mis à l'abri de cette taxe nouvelle", a-t-il souligné. Selon lui, cette décision "enlève toute logique à la politique du gouvernement. On a l'impression que les décisions sont prises au coup par coup, et cela porte atteinte à la nécessaire politique de long terme dont aurait besoin la France".

03/08/08

LA LOI SRU (20% de logements sociaux) REMISE EN CAUSE


Jean-Marie Vanlerenberghe, vice-président du Mouvement Démocrate et sénateur-Maire d'Arras, dénonce la remise en cause de la loi dite "SRU" . "
Le Mouvement démocrate s'oppose au projet de loi présenté cette semaine en conseil des ministres par Madame Christine Boutin, ministre du logement.
Le Mouvement démocrate n'accepte pas la remise en cause de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain (dite « loi SRU ») qui impose aux communes de plus de 3 500 habitants d'offrir au moins 20% de logements locatif sociaux....

Notre pays a besoin de construire de plus en plus de logements aidés pour répondre aux difficultés des ménages. L’accession sociale à la propriété ne doit pas se substituer à la construction de logements locatifs sociaux, tant que des centaines de milliers de demandes resteront en attente.
Le Mouvement démocrate demande le maintien du quota des 20% de la loi SRU.

31/07/08

UN ARTICLE DE PATRICK ROGER DU JOURNAL "LE MONDE"

Nombreux sont ceux qui, après l'élection présidentielle de 2007, avaient prédit la "mort politique" de François Bayrou. Le président du Mouvement démocrate (MoDem) a été abandonné par la plupart de ses élus, pris en tenaille lors des élections municipales et "ciblé" par l'Elysée, qui n'a eu de cesse de l'isoler. Il reste pourtant, selon toutes les enquêtes réalisées depuis un an, une des figures les plus populaires aux yeux de l'opinion et sa voix, aussi isolée soit-elle dans l'Hémicycle du Palais-Bourbon, continue à se faire entendre avec force.
Ainsi le député des Pyrénées-Atlantiques a-t-il été le plus prompt à réagir à la décision du tribunal arbitral en faveur de Bernard Tapie, contribuant ainsi à en faire émerger les enjeux politiques. "Ce qui m'étonne, c'est l'étrange fascination qu'exerce Sarkozy sur une partie de la gauche elle-même, qui semble comme tétanisée, juge-t-il. Mais imaginez ce qu'aurait dit la droite française si c'était Mitterrand qui avait agi ainsi avec Tapie !"

Le moins paradoxal n'est pas que l'ancien dirigeant de la droite centriste soit ainsi identifié comme un des opposants les plus actifs au pouvoir incarné par Nicolas Sarkozy. "Les raisons pour lesquelles j'avais indiqué que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy, qui reposaient sur un conflit de valeurs et non des antagonismes de personnes comme on a voulu le faire croire, ne peuvent plus aujourd'hui être ignorées par personne", affirme M. Bayrou. "Il y a aujourd'hui très peu de gens qui résistent à cette réalité, admet le président du MoDem. Les syndicats ont été désarmés, mis à terre et moqués. Et il ne faut pas oublier que beaucoup de gens ont peur. C'est pourquoi j'ai un devoir de rassemblement pour construire une opposition démocratique et républicaine."
Depuis quelques semaines, des figures venues d'horizons divers prennent ou reprennent contact avec l'ancien candidat à l'élection présidentielle afin de rejoindre des cercles de réflexion qui ont été réactivés. "Vous êtes le seul à avoir dit depuis le premier jour ce qui se passe à présent, et on ne voulait pas vous croire", lui confiait, à Versailles, lors de la réunion du Congrès, un sénateur de la majorité.
Le MoDem, créé à Villepinte à l'automne 2007, a réussi, non sans essuyer de nouvelles pertes, à franchir l'écueil des élections municipales - où ses listes ont recueilli en moyenne 15 % des suffrages là où elles étaient présentes - et à faire émerger une génération militante. Celle-ci, tournant le dos aux pratiques d'une UDF "parti de notables", entend s'approprier "une nouvelle manière de faire de la politique". Les réseaux constitués à l'occasion de la campagne présidentielle continuent à fonctionner et la "blogosphère" démocrate est en activité permanente. Plus nouveau, on a vu récemment, à l'occasion de mobilisations sur le droit au logement, les droits civiques ou les droits des résidents étrangers, se développer une forme d'"activisme démocrate".
M. Bayrou lui-même n'est pas en reste et se fait un devoir d'alerter sur les "graves dérives" qui, selon lui, menacent les droits élémentaires des citoyens. Ainsi entend-il prendre sa part pour obtenir le retrait du fichier Edvige, issu de la réforme du renseignement et reprenant une partie de l'ancien fichier des RG. Edvige recense ainsi des données informatisées non seulement sur les mineurs de 13 ans mais sur les élus politiques, candidats aux élections, responsables politiques, syndicaux ou religieux. "Où va-t-on ?, s'indigne le président du MoDem. Quel régime est-on en train de mettre en place ? Quelle société est-on en train de construire ?"
"Jamais personne n'avait entraîné la France là où Nicolas Sarkozy l'entraîne aujourd'hui, affirme M. Bayrou. Il transgresse tout ce qui était l'essentiel du consensus républicain." Cette stature d'opposant résolu, il va lui falloir à présent l'appuyer sur un mouvement qui peine cependant à se structurer. Les sites de la blogosphère relaient les multiples impatiences des adhérents démocrates déçus ou frustrés de ne pouvoir s'impliquer de manière plus active.

La première université du MoDem, du 5 au 7 septembre, au Cap Esterel, devrait être l'occasion de vérifier la vitalité du mouvement mais aussi de franchir un pas supplémentaire dans son organisation. Viendra ensuite ce qui constituera pour lui une échéance majeure : les élections européennes de juin 2009, à l'occasion desquelles M. Bayrou annonce d'ores et déjà des "surprises".

Patrick Roger "Le Monde" 31-O7-2008

18/07/08

INDEMNITES POUR TAPIE : UN SCANDALE !


François Bayrou a dénoncé jeudi "les protections au plus haut niveau" dont a bénéficié Bernard Tapie dans le règlement du litige qui l'opposait au Crédit Lyonnais et le fait qu'on ait "écarté la justice".

Le président du MoDem a réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire "qui accepte d'aller regarder quel est l'enchaînement de décisions qui a conduit à écarter la justice et à la remplacer par des arbitres entre guillemets".

"On a justement voulu mettre en place des arbitres qui sont des personnes privées, d'ailleurs lourdement dédommagées. Ils vont toucher chacune plus de 300000 euros (...) Pourquoi? Pour éviter la décision de justice dont on savait en raison d'une décision de la Cour de Cassation, qu'elle serait défavorable à Bernard Tapie."

Ce tribunal arbitral attribue 285 millions d'euros à Bernard Tapie, plus les intérets. Il lui resterait environ 45 millions, une fois ses dettes payées.

"On donne 45 000 euros pour la mort d’un conjoint victime du cancer de l’amiante. Et pour Tapie, on donne 45 millions d'euros. Mille fois plus. Est-ce que ça ne vous donne pas envie de casser cette espèce d'injustice perpétuelle dans laquelle on vit", déclare François Bayrou.

Et selon ses calculs, les 285 millions d'euros représentent "la totalité de tous les salaires annuels des 15000 postes d'enseignants français qui vont être supprimés, l'année prochaine"

Et si, comme Le Monde l'affirme, ce sont près de 400 millions d'euros qu'il faudra verser à Tapie avec les intérêts, cela représente "l'effacement du déficit de l'hôpital public en France. Et cela excusez-moi, sans décision de justice..."

09/07/08

35 heures : un texte de régression sociale


François Bayrou, a voté mardi contre le projet de loi sur la réforme du temps de travail, qu'il a qualifié de "texte de régression sociale".

"Tous ceux qui, jusqu'à maintenant, ne voulaient pas voir ce qu'était la vraie nature de ce texte, devraient maintenant la voir : les cadres eux-mêmes vont être la cible. C'est le premier texte sans doute depuis très longtemps qui est aussi ouvertement un texte de régression sociale. Il porte atteinte à tout, au travail y compris des cadres, aux relations de confiance qu'il pouvait y avoir entre l'Etat et les organisations syndicales. Il rompt le contrat de confiance avec les partenaires sociaux. C'est un texte grave, lourd de conséquences".

Le texte a été adopté mardi en première lecture à l'Assemblée nationale par 326 voix contre 222.

03/07/08

INGRID BETANCOURT : ne rien cèder au terrorisme


"les FARC ne m'auraient jamais libèrée"
"j'avais devant moi des automates"
"il n'y avait aucune humanité chez mes ravisseurs"

Quand les moments de joie laisseront la place à l'analyse historique du conflit avec les FARC, beaucoup auront à faire leur mea culpa.

A tous ceux qui baissent les bras devant le terrorisme en lui trouvant des excuses ou des"raisons", qui optent finalement pour la collaboration ... et l’humiliation, et qui n’obtiennent que le déshonneur, Ingrid Betancourt et le président colombien Alvaro Uribe ont donné une leçon de résistance. Leurs discours devant les parlementaires colombiens sur la nécessaire unité des démocrates, sur le dépassement des clans politiques habituels, sur les valeurs premières que sont la liberté, la tolérance et le pluralisme ont résonné au delà de la Colombie.

A tous ceux qui dans nos villes communistes ont tantôt été les amis des FARC (présentes plusieurs années à la fête de l’Humanité), qui sont encore les laudateurs d’Hugo Chavez et de Fidel Castro (qui considèrent les tortionnaires comme des « révolutionnaires » respectables), qui prétendent que défendre des principes démocratiques c’est être « impérialiste », … à tous nous disons que nous continuerons à lutter contre les fous qu’ils soient les fous de dieu, les fous de Marx-Lénine-Staline-Mao-Pol Pot …, et que l’on peut prôner des règles de justice et d’équité dans nos sociétés sans tomber dans la dictature et la violence.

Les démocrates du monde entier ont remporté une victoire. Bienvenue à Ingrid Betancourt. Bon retour à la liberté.

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François Bayrou a salué mercredi soir, après l'annonce de la libération de l'otage franco-colombienne "une incroyable aurore après une si longue nuit. En cet instant de libération, je pense aux enfants et aux proches d'Ingrid Betancourt. C'est pour eux la fin d'un calvaire, une incroyable aurore après une si longue nuit. Cela va rendre des millions de personnes heureuses, en tout cas en France, tant Ingrid Betancourt avait pris le visage du martyr innocent, victime de forces sans pitié. Il faut en même temps remercier ceux qui ont pris la responsabilité et le risque de l'opération qui a libéré ces otages. Ce n'était pas une décision facile à prendre et la détermination du gouvernement colombien doit être saluée."

06/06/08

De Samaranche (CIO) au PC Chinois ... la continuité

Du Comité International Olympique au régime chinois, de Samaranche, président honoraire à vie, ministre de Franco, membre de l’Opus Dei, au PC Chinois il y a une continuité.

On s’émeut du Tibet (pensons aussi aux musulmans Ouighours) mais il ne s’agit pas des méchants chinois contre les gentils tibétains, il s’agit du pouvoir chinois contre son propre peuple (exécutions, emprisonnements, absence de droits sociaux, pas de liberté d'expression ...).
Il s’agit aussi de la bataille pour l’eau (80% des réserves d’eau chinoise sont au Tibet), or la Chine se désertifie*.

Le CIO est la plus grande agence d’affaires du monde. Ses décisions impliquent des mouvements de capitaux faramineux, des constructions d’autoroutes, d’aéroports, de stades, … On rase des quartiers.
Le CIO négocie les droits de retransmission dans le monde entier ainsi que le merchandising planétaire …
Ses statuts précisent que le CIO est une ONG à but non lucratif !!!
Sa gestion est d'une totale opacité. Ses membres sont élus par cooptation. Leur train de vie est époustouflant. La corruption est avérée …

Cette description s'applique sans défaut au régime dictatorial chinois qui sait allier l'exploitation économique et la terreur politique**.
Le capitalisme international en avait rêvé, le PC Chinois l'a fait !

On souhaite qu’il y ait pendant ces jeux en plus des exploits sportifs des exploits politiques de démocrates qui prendront la parole et ne seront pas là seulement pour signer des contrats.


* La Chine se désertifie: un tiers de son territoire est recouvert de déserts. Et chaque année, un nombre colossal d’hectares est englouti sous les sables. Les chiffres donnent le tournis : le déficit en eau atteint des proportions sidérales : 40 milliards de mètres cubes par an. Là où l’on puisait de l’eau à 40 mètres de profondeur, on puise désormais à 400 mètres. Les réserves d’eau ont baissé de moitié en 5 ans. En cause, le réchauffement climatique et les pénuries pluviales qui se conjuguent à l’explosion de la consommation urbaine. Or, il se trouve que le Tibet concentre 80% des réserves d’eau douce de la République Populaire de Chine.

**En matière de droits fondamentaux, la Chine est aussi un désert. Pluralisme politique, liberté de la presse, liberté d’expression, peine de mort : droits civils et politiques bafoués. Syndicats interdits, esclavagisme moderne, travail des enfants : droits sociaux méprisés. Tibétains, Ouïghours... : droit à l’autodétermination des peuples nié.